In the recent few week we have devoted several posts to the freedom of the press in Nigeria, Tanzania and Togo. On Februaty 18, 2017 we published an article by Ornellah Ohoukoh (http://www.africanpoliticsandpolicy.com/?p=5203) on what some Togolese regarded as an effort to constrain the freedom of speech in the country.

In order to provide our readers with the most objective, most balance information that we could possibly provide, we asked some of our APP team members to approach the President of the Haute Autorité de l’Audiovisuelle et de la communication  (HAAC) to seek his view and his explanation as to why it was necessary to close down a tv and a radio station.

QUESTIONS A PITANG TCHALLA, PRESIDENT DE LA HAAC

« Les deux chaines existaient illégalement. Il était de notre devoir d’arrêter l’illégalité »

 L’homme est au centre de nombreuses polémiques depuis sa décision impopulaire de fermer la télévision La Chaine Du Futur ( LCF) et la radio City FM du groupe Sud Media. Même si cette décision est dénoncée de toute part par les organisations de presse, la société civile et les politiques, l’homme est serein, persuadé avec son institution, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication(HAAC) avoir agit conformément à la loi. C’est en tout cas ce que nous confie M. Pitang Tchalla dans cet entretien ! Lecture

 

Vous avez prise une décision difficile en décidant de retirer la fréquence aux chaines du groupe Sud Media. Depuis cette décision, vous êtes au centre de beaucoup de polémiques. Etait-ce la bonne décision à prendre dans le dossier du groupe Sud Media ?

Les deux chaines du groupe Sud Media n’ont pas reçu d’autorisation de la HAAC et comme tel, existaient illégalement. Il était de notre devoir de régulateur d’arrêter l’illégalité. L’article 130, 3ème alinéa de la constitution stipule que “la HAAC est compétente pour donner l’autorisation d’installation  de nouvelles chaînes de télévision et de radios privées”. Si un organe émet sans autorisation de la HAAC, il est du rôle de cette dernière d’arrêter l’illégalité.

 

Les chaines du groupe Sud Media n’ont donc jamais déposé de dossier au niveau de votre institution ?

La HAAC n’a dans ses archives aucun dossier constitué par les deux chaines avant le début de leur émission en 2007. En 2012, il était question de renouvellement de convention obligatoire pour les médias audiovisuels et les responsables de Sud Media ont introduit un dossier pour la radio City Fm. C’est à cette occasion que la HAAC s’est rendu compte qu’elle ne peut pas renouveler, car il n’y a pas de dossier préalable. On a argué en son temps que le Président de la République en est le propriétaire et on ne pouvait pas aller lui demander les dossiers. Qu’à cela ne tienne.

 

Votre décision ne semble pas faire l’unanimité au sein de la HAAC  notamment un de vos membres, avec M. Aziadouvo qui a contesté la décision en saisissant la Cour Suprême?

Les différences de point de vue au sein d’une mandature sont normales et participent au pluralisme d’opinions digne d’une institution démocratique. Après les débats parfois houleux, une décision est prise et elle engage toute la mandature. Dans le cas d’espèce, nous avons appliqué la procédure et les neuf membres ont participé aux débats et personne n’a boycotté la décision finale. Il faut noter qu’il n’y a pas de crise interne à la HAAC. Elle fonctionne normalement et je félicite les collègues ainsi que le personnel pour la sérénité, la sagesse et l’esprit d’équipe dont ils font preuve.

 

Des organisations de la société civile se sont mobilisées pour faire reculer votre institution ? Mais les manifestations ont été empêchées…

Je ne pense pas que les manifestations ont été empêchées. De toute façon, la gestion des manifestations relève de la municipalité et du ministère de la sécurité. Quand à nous au niveau de la HAAC, nous continuerons de faire sereinement notre travail et de remplir notre mission conformément au serment que nous avons prêté.

 

Ne pensez vous pas qu’au nom de l’apaisement et pour préserver les 80 emplois au sein du groupe Sud media, votre institution devrait revenir sur sa décision ?

C’est pour toutes ces raisons que nous disons qu’il faut initier un nouveau dossier. Ce n’est pas parce qu’une situation illégale a perduré pendant longtemps qu’elle doit devenir  légale. Est-ce que c’est parce qu’on a diffusé un mensonge pendant longtemps qu’il deviendrait vérité ? Nous disons non et soutenons qu’il faut mettre un terme à cette situation et permettre à la situation des deux medias de devenir normale et régulière.